5 Idées reçues sur la lecture rapide

La vitesse et la qualité de la lecture sont une des clés de la réussite académique.

Par vitesse on entend souvent la vitesse en mots par minute (c’est l’unité de mesure que j’utilise dans la formation à la lecture rapide que je développe en parallèle de Pandanote). Par qualité on renvoie à la compréhension lors de la lecture ainsi qu’à la mémorisation. Sans ces deux derniers points, la vitesse de lecture serait bien vaine !

Il existe de nombreuses méthodes de lecture rapide (ou « speedreading » pour les bilingues !), et paradoxalement  bien que presque tout le monde connait l’existence de ces méthodes et a, à un moment donné de sa vie, éprouvé le besoin de les maîtriser, très peu ont franchi le pas et les ont appliqués.

C’est probablement en raison d’idées reçues sur la lecture rapide. 

 

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1) La lecture rapide est une recette magique !

« Si c’était possible, ça se saurait ». C’est ce qu’on a m’a dit il y a quelques années quand j’ai commencé à me pencher sur les techniques de lecture rapide. Maintenant, je serai tenté de répondre, « ça se sait, c’est juste toi qui n’es pas au courant ! ».

Bonne nouvelle, la lecture rapide n’est pas comme la NZT dans Limitless (le film où le mec prend une pilule qui le transforme en surdoué et en génie). La lecture rapide c’est un ensemble de théories et de techniques à la portée de tous.

Certaines sont célèbres et on les trouve sur la plupart des blogs et gratuitement sur internet. C’est par exemple le cas de l’élimination de la « subvocalisation ». La subvocalisation c’est le fait de prononcer chaque mot dans sa tête quand on lit. Elle pénalise sévèrement la vitesse de lecture, puisque le son avance moins rapidement que l’image (ou le symbole qu’on lit : une lettre, un mot…). Presque tout le monde connaît ce concept.

Malheureusement les techniques vraiment puissantes ne sont presque jamais librement disponibles sur internet. D’où l’idée que la lecture rapide est une recette magique !

Pour le côté divertissement, voici la bande d’annonces de Limitless !

2) En lisant plus rapidement on sacrifie la compréhension

C’est à la fois vrai et faux ! Quand on débute son apprentissage de la lecture rapide, on augmente très rapidement sa cadence de lecture, mais on perd initialement en compréhension. 

La réalité derrière la lecture rapide c’est qu’augmenter la vitesse de lecture est effectivement très facile et que les progrès se font sentir en quelques heures. Cette hausse a pour conséquence une baisse de la compréhension moyenne. Ce pourquoi, il faut associer l’apprentissage de la lecture rapide au développement de méthodes de mémorisation plus efficaces pour pouvoir traiter l’information présente dans le texte pendant qu’on lit rapidement.

Dans ma formation à la lecture rapide intitulée “Un Livre = Une Heure”, je sépare les modules sur la vitesse des modules sur le traitement de l’information afin de pouvoir bien expliquer les concepts. Ce qui est vital, et c’est ce que je fais, c’est de combiner, exercice après exercice, les techniques qu’on voit. Comme ça les techniques de rapidité de lecture finissent par s’emboîter dans les procédés de mémorisation et de traitement de l’information.

 

3) La lecture rapide est un don ! 

Après avoir lu les points suivants, cette déclaration paraît moins pertinente. Néanmoins, elle renvoie à une idée reçue très présente. Celle selon laquelle certaines personnes ont des aptitudes particulières qui leur permettent de lire ultra rapidement tandis que le commun des mortels doit lui se cantonner à une lecture lente et peu gratifiante.

Je pense que c’est une arnaque ! On est victime de l’effet Hollywood où, trop souvent, les aptitudes particulières sont présentées comme quelque chose d’inné, quelque chose réservé aux élus. La réalité est plus simple: devenir très bon dans un domaine c’est juste du travail. On parle, par exemple, aussi de ceux qui auraient une intuition en maths. Je pense que c’est du bullshit. Ceux qui ont de l’intuition en maths se trouvent être tout le temps ceux qui pratiquent les maths depuis plus longtemps que les autres ou avec une plus grande régularité.

Car au final, « on ne s’élève pas au niveau de nos attentes, mais on tombe au niveau de notre entrainement » (Archiloque). Autrement dit : la fin de la journée, ce qui compte c’est l’entraînement et le travail.

Parmi les questions qui gravitent autour de cette idée reçue, on trouve : « ça ne va pas marcher pour moi », « je suis différent », « j’ai un rapport spécial à la lecture”  ou juste “ j’ai des difficultés de lecture ». Je serai tenté de dire : essaie, pratique et expérimente. Une fois que c’est fait, repose-toi la question. Devant une tâche qui paraît insurmontable ou complexe, on a tendance à se trouver des (fausses) raisons de ne pas la faire.

 

4) Si la lecture rapide était possible, on l’aurait apprise à l’école…

Maintenant qu’on a vu que la lecture rapide relève plus de l’acquis (travail, entraînement) que de l’inné (don), pourquoi est-ce qu’on ne l’a pas appris à l’école ? Si on ne nous l’a pas appris, c’est pour une bonne raison, non ?

Chercher les bonnes raisons derrière les actions gouvernementales ou institutionnelles en ce début de 21e siècle s’avère être périlleux et laisse souvent perplexe (voire complètement déprimé…).

Avant de jeter la pierre à l’école, il faut comprendre comment elle fonctionne. Depuis le 19e siècle, la mission de l’école laïque, gratuite et obligatoire a été de démocratiser les compétences élémentaires (lire, compter et écrire) puis de les massifier au 20e siècle.

L’école fonctionne sur le modèle d’une usine et doit obtenir des résultats moyens et en masse. Elle n’a pas pour mission de rendre le gros d’une classe d’âge ultra compétent, mais de s’assurer que le niveau moyen est décent et qu’il n’y a pas trop de casse en cours de route. Par conséquent, elle estime que le développement de la lecture rapide n’est pas une nécessité qui relève de l’action publique. 

Voici un schéma qui explique en gros ce qu’il se passe.

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Avec l’école notre vitesse de lecture a progressé initialement assez rapidement (bon on partait de zéro donc ce n’était pas super compliqué non plus), puis on atteint un plateau autour duquel on va rester pour le reste de sa vie (courbe noire).

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la vitesse de lecture n’augmente pas avec le temps et la simple expérience. Sinon nos grands-parents pourraient lire « Guerre et Paix » de Tolstoï en 20 minutes (le bouquin fait 1000 pages) et ce n’est pas le cas.

Il faut donc, si on ne veut pas stagner, réapprendre à lire, pour passer à niveau suivant (courbe bleue). C’est ce que je te conseille de faire en te formant à la lecture rapide. Passer à la courbe bleue demande d’investir dans ses compétences et de bousculer ses habitudes. 

 

5) La lecture rapide ne sert à rien…

Ah ouais… Okay. C’est un point de vue.

On peut répondre que ce qui réunit Bill Gates, Oscar Wilde ou encore Warren Buffett (3e fortune au monde) c’est d’être des lecteurs compulsifs. À la question, « Comment réussir dans la vie », Warren Buffett aime répondre « Lisez 500 pages par jour ». On lui doit aussi cette punchline « The more the learn, the more you earn » (plus tu apprends, plus tu gagnes de thunes, mais ça sonne mieux en anglais).

Lire et maîtriser une grande quantité d’information semble contribuer à sa réussite. S’en priver serait dommage.

Pour tes études, pour ta vie professionnelle ou encore pour tous les problèmes que tu peux rencontrer, la lecture est un outil puissant. Je vais dire un truc super naïf, mais ça fait plusieurs millénaires, que nous, humains, stockons dans des livres des idées, des méthodes, des solutions, des sources d’inspiration, des histoires qui peuvent nous être utiles dans toutes circonstances.

La question sous-jacente est : quelle est ton ambition ? Je ne te parle pas de devenir président ou astronaute, mais de te demander quel type de vie tu désires ? Une vie où t’es en croissance et avec le maximum d’expériences ou bien galérer et avoir une vie médiocre ? Je pense que si t’es là c’est probablement parce que tu aspires à quelque chose de cool pour ta vie.

On pourrait rajouter une dimension techno-économique. Compte tenu de la rapidité des changements technologiques (ubérisation des économies, intelligence artificielle, robotisation…) apprendre en permanence et tout au long de sa vie n’est pas une option, mais une nécessité professionnelle. Dans son best-seller, Steven Johnson (Where Good Ideas Come From) estime que le savoir qu’on détient perd 20 % de sa valeur économique tous les ans (ce qui impacte la probabilité d’avoir un travail / de garder son travail et d’être payé correctement). Sans vouloir mettre la pression, apprendre non-stop un maximum de connaissances est une nécessité ! La lecture rapide s’enracine dans cette perspective. 

Il faut vraiment essayer de sortir d’une vision de la formation comme des périodes dans la vie (école, études puis éventuellement des formations professionnelles de manières épisodiques) à la formation comme un état d’esprit et une habitude. Il faut apprendre toujours et encore sinon on va se faire bouffer par les machines !

 

6) Une formation à la lecture rapide 100 % en ligne

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En parallèle de mon logiciel Pandanote, j’ai développé une formation en ligne dans laquelle j’ai rassemblé des années d’expériences et de techniques pour maitriser une bonne fois pour toutes la lecture rapide. Je l’ai intitulé “Un Livre = Une Heure“, parce que c’est l’objectif qu’on doit se fixer.

Attention, c’est pas de la magie (on l’a dit plus haut, il n’y a pas de recette magique), ce sont des cours en vidéos et des exercices techniques que tu dois faire (chaque exercice fait moins de 10 minutes). Ce faisant tu vas semer des graines dans ton cerveau et progressivement changer ta manière de lire pour pouvoir améliorer ta vitesse ainsi que ta mémorisation.

Ma formation est garantie 100 % satisfait ou remboursé. Donc sans prendre de risque, tu peux l’écouter, la suivre et si elle ne te plait pas, je te rembourse (t’as un mois entier pour te faire une opinion).

 

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Voici le contenu de la formation : 

👉 Module 1 : Réapprendre à lire en éliminant les “mauvaises habitudes” de lecture.

👉 Module 2 : Développer la lecture “assistée” pour DOUBLER sa vitesse de lecture.

👉 Module 3 : Prendre le contrôle des fixations lors de la lecture rapide et retrouver son CONFORT  de lecture.

👉 Module 4 : Améliorer sa concentration et opérer un déplacement du “point de lecture optimal”.

👉 Module 5 : Utiliser une stratégie de mémorisation et d’extraction de l’information lors de la lecture rapide. Parce que le but du jeu est bien de RETENIR.

 

🎁 Bonus gratuit #1 : Les secrets de la concentration pour tirer le meilleur des sessions de lecture rapide.

🎁 Bonus gratuit #2 : Méthodologie “Challenge Expert” pour devenir expert dans un nouveau domaine en 30 jours grâce à la lecture rapide. Imaginez que vous puissiez devenir un(e) expert(e) dans un nouveau domaine en l’espace d’un mois. Quel domaine choisissez-vous ?

🎁 Bonus gratuit #3 (pour les étudiants) : Une stratégie de lecture rapide pour optimiser ses révisions et le fichage de manuels.

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Arnaud
Arnaud

Arnaud est le fondateur de l’application KHUUBE. Il a démissionné d’HEC parce qu’il trouvait cette école trop “soviétique”. Il est à l’origine du site reussir-esh.fr consacré à l’économie en prépa et est l’auteur d’un manuel d’histoire économique intitulé “L’essentiel de l’histoire économique”.

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