Faire des erreurs, c’est bien !

Quelle est l’importance des erreurs dans sa vie d’étudiant et dans sa vie professionnelle ? Nous allons voir cela ensemble ! Mais commençons par une citation de l’homme d’affaire, Charlie Munger.

“ Tu sais ce que Kipling disait ? Traite ces deux imposteurs de la même façon. La réussite et l’échec sont deux imposteurs. Traite-les de la même façon. ” — Charlie Munger (Investisseur, Bras droit de Warren Buffet)

Autre point de vue, celui de P Diddy :

Face aux erreurs et aux échecs : Dissonance cognitive et biais de confirmation d’hypothèse

C’est quand la dernière fois que tu t’es dit à toi même « J’espère que je me trompe » et que tu le pensais réellement ?

Alors voilà. On est toujours amenés à de mauvaises conclusions. Le cerveau dépense beaucoup d’énergies quand il doit traiter des informations avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Par exemple, essaie de lire des articles sur un débat un peu houleux. Imaginons que tu lises un débat sur l’avortement, mais en étant ouvert sur la question, sans prendre parti. Maintenant, regarde.. Au fur et à mesure qu’on t’expose les arguments du côté opposé pour lequel tu es, instinctivement, tu te sens mal à l’aise.

Cet inconfort mental s’appelle la dissonance cognitive, et ce n’est pas super top. Pour se débarrasser de cet inconfort mental, Charlie Munger a la solution. Il l’appelle ce processus le « Doubt-avoidance tendendy » – la tendance à se débarrasser des informations conflictuelles pour retrouver un confort mental et physique. Pour retourner dans ta zone de confort en fait.

En combinant cette tendance avec le très connu biais de confirmation d’hypothèse (consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou à accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de ses conceptions. ) et on se rend compte qu’il est très simple d’avoir raison.

Attention, on ne le fait pas parce qu’on est des abrutis. On le fait parce que c’est plus facile. C’est une forme de paresse intellectuelle inconsciente.

 

Mais il y a une manière d’attaque le problème.

Munger a un mot d’ordre : il ne se permet pas de prendre parti à droite à moins qu’il ne connaisse mieux les arguments proposés à gauche. De cette façon, il est sûr de ne pas se tromper. C’est une solution sage, mais qui est compliqué à appliquer dans certains cas.

De plus, c’est compliqué de dépenser autant d’énergie à travailler. Et puis pourquoi chercher à comprendre, vu qu’on a tort ? C’est un peu le fameux adage de Churchill : « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »

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Il faut donc que tu fasses des erreurs avec enthousiasme. Pourquoi avec enthousiasme ? Parce qu’en étant ouvert d’esprits aux potentielles erreurs que tu commets, tu ne reprendras pas tout en cause si ta conclusion est erronée.

En étant enthousiaste, tu espères vraiment que quelqu’un ou qu’une information te prouvera que tu as tort. Cela veut dire que même si tu as raison, tant mieux. Et si tu as tort, tu l’avais prévu et tu es donc content de ne pas continuer dans ton erreur. Et le plus important, tu ne te sentiras pas mal à cause de ça !

Alors, pourquoi être enthousiaste ? Pourquoi se réjouir d’avoir fait des erreurs ? Tout dépend de ton objectif personnel : tu veux rester dans ta zone de confort ou bien tu veux la vérité ? Tu veux dire que tu comprends ce qu’il se passe ou alors tu veux vraiment comprendre ?

Darwin voulait comprendre la réalité. Tout comme Einstein. Tout comme Feynman.

 

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Bruno
Bruno

Ancien d'une prépa HEC. Marketing Intern chez KHUUBE.

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