Le travail de groupe en prépa HEC

Pour beaucoup, la prépa est perçue comme une filière difficile et exigeante où règne la loi du plus fort et celle du chacun pour soi. Pourtant, à écouter bon nombre de préparationnaires, la prépa n’est pas le bagne que l’on veut bien décrire. Dans la plupart des classes préparatoires HEC, l’entraide est de mise et tous vous le diront : « je me sers les coudes avec mes camarades de classe et me bats contre tous les autres ». Le travail de groupe en prépa HEC n’est ainsi pas aussi rare qu’on pourrait le penser… démonstration en 4 points.

#1 En groupe, on tient le choc de la prepa HEC plus facilement

Le rythme en prépa HEC est difficile et ce d’autant plus que les élèves n’ont jamais été confrontés à un tel rythme auparavant. Ainsi, des liens se font et parfois se défont naturellement, jusqu’à ce que chacun trouve la ou les bonnes personnes avec qui travailler. Beaucoup ont trouvé leur binôme ou trinôme à la fin du premier trimestre et n’en changent plus jusqu’aux jours des concours. Le travail de groupe est ainsi pour certains primordial, tant il est stimulant et source d’énergie. Bien souvent, les élèves de prépa HEC traversent des doutes que seule la solidarité de leurs compagnons de galère peut atténuer. Travailler ensemble est aussi un moyen de s’épanouir et de voir la prépa comme un challenge à relever ensemble.

#2 En groupe, on gagne du temps

Travailler à plusieurs peut aussi constituer un gain de temps non négligeable. Le programme de prépa HEC est infiniment dense et rares sont les élèves qui peuvent maîtriser l’ensemble du programme sur le bout des doigts. Le programme d’ESH pour la voie ECE ou celui de géopolitique pour les ECS demandent énormément d’heures de travail pour être assimilés dans leur globalité. Il existe des dizaines d’ouvrages en économie et en histoire et on peut très vite se noyer ou perdre du temps à vouloir tout ficher. Dès lors, il est recommandé de s’associer à d’autres élèves dans la lecture et le résumé à faire de l’ouvrage. Certains professeurs de classe préparatoire obligent leurs élèves à se répartir la synthèse d’un ouvrage pour leur permettre d’aller au plus vite et de se saisir des informations essentielles. La mise en commun des informations est tout aussi bénéfique en langues et en culture générale.

#3 En groupe, on comprend mieux

Se constituer une équipe de travail est aussi pour beaucoup d’élèves un moyen de progresser dans de nombreuses matières de CPGE. Travailler en équipe est en effet propice à une interaction entre ses différents membres. Les élèves peuvent ainsi échanger, se poser des questions, s’expliquer des concepts : cela fonctionne bien en mathématiques, en géopolitique, en langues ou encore en culture générale. On le sait, le rythme est effréné pendant les cours en prépa HEC: nombreux sont les élèves qui prennent des notes sans vraiment comprendre de quoi il est question. Arrivés chez eux le soir, beaucoup peinent à comprendre leur cours et même parfois à relire ce qu’ils ont écrit ! L’entraide avec ses camarades s’avère alors incontournable. Parce qu’il peut être compliqué de poser toutes ses questions à son professeur, il est important de pouvoir s’appuyer sur ses camarades, qui en adoptant un autre angle de vue et d’autres mots peuvent faciliter la compréhension de ce qui n’a pas été compris dans un premier temps.   

#4 En groupe, on peut repousser ses limites

Être entouré de ses collègues de prépa est aussi l’occasion de se motiver et de se stimuler. Voir ses camarades travailler pousse à travailler davantage et à se dépasser. En mathématiques par exemple, les élèves sont nombreux à confier qu’en faisant des annales à plusieurs, ils progressent en termes de rapidité de réflexion et d’exécution des exercices. Bien souvent, les élèves ne comprennent pas tous les mêmes parties d’un exercice et s’expliquent mutuellement les points qu’ils n’ont pas compris. Dans le même temps, se réunir tous ensemble permet d’affronter des points plus difficiles du programme : il peut être bien de commencer à plancher sur des annales de maths des Parisiennes à plusieurs car le niveau est sensiblement plus élevé que le niveau des annales de type EDHEC ou EMLyon. Les différences de niveau au sein d’un groupe sont fructueuses car il n’y a pas meilleur exercice que d’expliquer aux autres.

En bref, réussir ensemble pour réussir individuellement

De manière générale, la classe préparatoire est vue comme une formation individualiste dans laquelle l’entraide et le travail en groupe sont quasi inexistants. Si encore peu de prépa poussent leurs élèves à se serrer les coudes, les plus grands établissements, à l’instar de Sainte-Geneviève, obligent leurs préparationnaires à se regrouper. De fait, Ginette met en place des groupes de niveau constitués par un élève en tête de classe, un élève du milieu et enfin un élève de queue de classe. Par ailleurs, le lycée Henri IV a eu la bonne idée de créer un espace intranet sur lequel les élèves peuvent poster et échanger leurs fiches thématiques.

Partage l'article avec tes amis !

Arnaud
Arnaud

Arnaud est le fondateur de l’application KHUUBE. Il a démissionné d’HEC parce qu’il trouvait cette école trop “soviétique”. Il est à l’origine du site reussir-esh.fr consacré à l’économie en prépa et est l’auteur d’un manuel d’histoire économique intitulé “L’essentiel de l’histoire économique”.

No Comments Yet

Comments are closed

Un Logiciel pour ficher automatiquement vos cours

Télécharge Pandanote, ça prend 30 secondes

  • Prends tes notes dans un éditeur de texte minimaliste
  • Fiche automatiquement tes cours
  • Génère des textes à trous pour tester tes connaissances
  • Disponible sur Mac et Windows
  • Et … c’est gratuit

 

Partage l'article avec tes amis !